Posté par Anne Valérie | Laissez un commentaire
Les conséquences de la crise des subprimes sont encore loin d’être terminées. Face à la fragilité financière de certains salariés, des entreprises s’organisent pour leur apporter aide et conseils.
Le Wall Street journal du 27 juin 2008 raconte que, depuis la crise des subprimes, de plus en plus de sociétés américaines s’inquiètent de la santé financière de leurs employés, dont certains se retrouvent dans des situations délicates. Le quotidien New-Yorkais mentionne ainsi un sondage effectué en janvier dernier auprès de 329 responsables de ressources humaines. Celui-ci montre qu’en 2007, 20% des salariés ont demandé des avances à leurs employeurs et 39% ont procédé à des retraits anticipés de leur capital retraite.
Salariés inquiets = dangers pour la productivité
“La productivité tend à chuter quand les salariés ont des soucis financiers”, explique Laura Wallace, Manager chez SAS Institute , un éditeur de logiciels de business intelligence. Les 665 salariés de cet éditeurs ont été deux fois plus nombreux cette année à solliciter des conseils pour mieux gérer leur finance personnelle. D’ailleurs, l’entreprise a récemment établi un programme de mini-conférences sur le sujet, elles font salle comble.
Une hotline accessible par email
L’organisme de crédit Fanny Mae fait aussi partie des entreprises qui offrent une série de services à leurs salariés pris dans la tourmente financière. Parmi eux, un examen complet - et confidentiel- de la situation personnelle, des prêts à taux bonifiés, des séminaires de finance taillés sur mesure. En février dernier, cet organisme a mis en place une discrète hotline, par email, pour permettre aux salariés en difficultés avec leurs créditeurs de trouver une solution de sortie de crise. En cas de difficultés de paiement, l’entreprise peut passer un accord avec le logeur (propriétaire, bailleur…) de son employé en difficulté afin de lui permettre de résorber ses dettes.
Globalement, les bénéficiaires s’avèrent plutôt satisfaits de cette politique de la main tendue.
Cependant, pour certains patrons, l’entreprise sort de son rôle sur ce sujet. Jays Whitehead, Président de Crossing Média LLC (Magazine sur le business basé dans le New Jersey) affirme qu’un employeur n’a pas d’obligation de gestion du “désordre de ses salariés”. A l’un de ses employés qui lui a récemment demandé une aide financière pour son logement, il a opposé un refus poli et ajouté : “C’est une question d’équité !”.
Tags : entreprise, salarié, subprimeA lire également :
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