Posté par Fabrice | Laissez un commentaire
Cela fait près d’un an que les rémunérations des patrons et des financiers sont un sujet dont les médias se délectent, tout d’abord dans les pages intérieures des journaux quotidiens et depuis quelques semaines en Une.
Comme c’est l’usage, les médias mettent de l’huile sur le feu afin de participer, d’alimenter et d’attiser la vindicte populaire.
Aujourd’hui l’issue révolutionnaire, au premier sens, du terme me paraît inéluctable.
Patrons salauds?
En termes politiques, chacun y va de sa diatribe pour vilipender la classe dirigeante française : tous les partis politiques, et tous les syndicats… à l’exception du Medef qui par sa passivité et son inaction a contribué à la situation actuelle.
L’amalgame entre les patrons, les traders, les banquiers est significatif du sentiment de rejet global que suscite les grosses rémunération jugées immorales étant donné la situation.
Pour essayer de calmer les vindictes populaires, et devant le manque de civisme et de bons sens des entreprises aidées par les fonds publics, le gouvernement a été obligé de règlementer les rémunérations les groupes qui avaient reçu de l’argent du contribuable.
Un problème structurel concernant les très grandes entreprises
Sur les quelques 3 millions d’entreprises françaises seules quelques unes ont abusé et il est certainement juste de ne pas pénaliser l’ensemble des entreprises qui ont un comportement moral et éthique.
Le problème vient essentiellement des sociétés du CAC 40 et de leur système de fixation des rémunérations de leurs dirigeants. En effet, les packages (les rémunérations, stock-options, indemnités de départ et retraites complémentaires) sont fixées par des administrateurs ou comité de rémunération regroupant quelques personnes choisies par les dirigeants eux-mêmes.
Ce petit monde s’échange les mandats, et la même personne se retrouve une fois du coté du dirigeant et plusieurs fois du coté de l’administrateur. L’intérêt commun est donc évident, tu votes un gros package pour moi, je voterai un gros package pour toi. Tout cela est connu et on estime à environ 200 personnes les dirigeants / administrateurs qui régissent les règles et donc rémunération des plus grandes entreprises françaises.
Le fait nouveau c’est que l’on commence, enfin, à en parler ouvertement.
Le décret du gouvernement ne sert à rien
De manière effective, le décret du gouvernement prend en compte une situation conjoncturelle particulière mais n’a pas vocation à moraliser le milieu des affaires. Nous pensions que les coups de semonce depuis plusieurs mois aurait conduit le Medef a faire avancer les choses pour éviter justement une réglementation mais il n’en a rien été.
Il y a donc peu de chances que le système en place évolue de manière concertée et raisonnée ce qui va certainement conduire à de nouveaux scandales qui se régleront soit par voix légale soit plus probablement à la française, dans la rue.
Une fois de plus ce seront l’ensemble des organisations et des entreprises honnêtes qui subiront l’excès de quelques uns.
Tags : dirigeant, MEDEF, patron, rémunérationA lire également :
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Commentaires
2 réponse à “A mort les patrons !!! (épisode 2)”
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Aujourd’hui il semble plus approprié de parler de “voie à l’indienne”. Bien que n’hésitant pas à séquestrer et à menacer de faire sauter les locaux, les ouvriers et les pauvres français feraient bien de s’inspirer des très bonnes manières indiennes.
La méthode a de l’avenir et le taux de réussite est de 100/°.
sans patron, y a pas de salariés et devenir patron demande beaucoup de travail, de risque et de sacrifices peu de salariés ont le cran, le courage et la volonté de se mettre a leur compte alors ils feraient mieux de respecter leur patron car c’est lui qui leur permet de manger !!!! c’est juste une question de bon sens