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Posté par Alex | Laissez un commentaire

L’économie française a détruit près de deux fois plus d’emplois salariés au premier trimestre que sur tout 2008, un record historique qui a attaqué le “noyau dur” des emplois durables mais qui pourrait être suivi de mois légèrement moins catastrophiques, selon des experts.

Les pertes nettes d’emplois salariés ont atteint 187.800 sur les trois premiers mois de 2009, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de l’Emploi, qui rejoignent ceux diffusés mercredi par Pôle Emploi.

Un “bilan catastrophique”, a commenté un économiste, Alexander Law (Xerfi), “une chose tout à fait affreuse” mais “anticipée” avec la volonté d’encourager le chômage partiel, a jugé la présidente du Medef, Laurence Parisot. “Un triste record” malgré lequel “le gouvernement n’agit toujours pas”, selon le PS.

Le nombre de salariés du secteur concurrentiel (hors agriculture et emplois publics), qui avait baissé de 100.500 en 2008, est ramené à 17,8 millions fin mars (-1% sur un trimestre, -1,8% sur un an), selon ces données définitives de l’Insee, pires qu’une estimation provisoire mi-mai (-138.000, sur un champ un peu différent).

Dans l’industrie, la chute des effectifs s’est encore accentuée au premier trimestre (-1,5%), comme dans les services (-1,2%), tandis que la construction a perdu des emplois à un rythme proche du trimestre précédent (-0,7%). Avec une chute de 0,5%, l’emploi tertiaire accuse le «repli le plus fort enregistré dans ce secteur depuis 1975». Les effectifs ont notamment diminué dans les services aux particuliers, pour la première fois depuis sept ans.

La dégradation de l’emploi devrait persister «plusieurs trimestres», avec des destructions d’emplois salariés dans le privé en 2009 pouvant approcher la prévision de l’assurance chômage (-591.000), avait annoncé lundi le ministère de l’Economie et de l’Emploi, qui table désormais sur un recul de 3% du PIB.

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