Posté par Anne Valérie | Laissez un commentaire
Souvent les salariés français sont considérés comme “peu mobiles”. Un sondage TNS Sofres réalisé à l’occasion de la 5 ème semaine de la qualité de vie au travail confirme qu’ils sont plus mobiles et plus ambitieux qu’on ne pourrait le croire !
61% des salariés déclarent avoir changé de métiers au cours de leur vie professionnelle. Avec 4,2 employeurs en moyenne dans leur carrière, la mobilité professionnelle des actifs français est importante.
Les salariés les plus mobiles sont ceux des plus petites structures et les ouvriers qui connaissent 6 employeurs ou plus dans leurs carrières.
“La mobilité professionnelle est plus facile à gérer que la mobilité géographique”
63% des personnes interrogées déclarent que changer de région est exclu et près de 71% sont opposées à l’idée de travailler à l’étranger. Pierre Boissier, Directeur Général de l’Afpa affirme que “les salariés essaient d’éviter au maximum de bouger, quitte à changer de métiers pour rester au même endroit”.
Désir de progression et de promotion interne
Dans 56% des cas, c’est le salaire qui pousse les salariés à changer d’activité, suivi par la démotivation (44%) et le manque de perspectives et d’évolution dans le poste actuel (42%).
Côté dirigeants, on estime que les collaborateurs ne manifestent pas beaucoup l’envie de changer de travail. Et si les salariés manifestent cette envie, les dirigeants l’attribuent fréquemment à à un paramètre personnel (recherche d’un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle) et non à la volonté de prendre des responsabilités plus lourdes.
La formation : bon moyen pour progresser professionnellement
En effet, 80% des salariés se disent prêts à recourir à la formation professionnelle et à y consacrer du temps en dehors de leur travail, ce chiffre atteint 88% chez les cadres. Les dispositifs type VAE (Valorisation des Acquis de l’Expérience), DIF (Droit Individuel à la Formation) ou CIF (Congé Individuel de Formation) sont bien connus, mais 70% à 90% des salariés ne les utilisent pas, “craignant peut-être le message passé à l’employeur qui peut être perçu comme une volonté de départ” commente Pierre Boissier.
Cette sous-utilisation s’explique aussi par la difficulté qu’ont les entreprises à utiliser ces dispositifs en cohérence avec leur plan de formation.
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