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Posté par Anne Valérie | Laissez un commentaire

l’indsutrie embaucheDe nombreuses entreprises rencontrent des difficultés à recruter dans ce secteur.

Chez PSA à Sochaux, 500 emplois en CDI sont prévus au second semestre, ALSTOM doit organiser des tournées de recrutement pour trouver ses candidats…L’industrie semble donc aller moins mal qu’on pourrait le penser.

D’après les statistiques de l’UNEDIC, pour la quatrième année consécutive, le nombre d’intentions d’embauche dans l’industrie manufacturière (123 000) est orienté à la hausse (+ 15 800).

Nette progression dans la métallurgie et le travail de métaux…

Puisque le nombre d’intentions d’embauche prévu est de 6400. L’UNEDIC souligne que les biens d’équipement, les entreprises de la filière électrique et électronique (+ 2800) et la fabrication des machines et équipements (+ 2000) seront les segments industriels les plus entreprenants cette année.

…Mais réduction des intentions d’embauche dans le secteur des biens de consommation

Dans ce secteur, les intentions se sont réduites à 15% en 2008. Economiste à l’OFCE, Matthieu Lemoine ne s’étonne pas du phénomène : “ces statistiques démontrent qu’il y’a un mouvement global vers les métiers à plus forte valeur ajoutée et c’est là que se situent les tensions en matière d’emploi”.

Repositionnement des besoins

Pour Matthieu Lemoine, le mouvement de destruction d’emploi est incessant car le changement des emplois évolue en cas d’externalisation. “Par exemple, si Renault externalise son service de nettoyage, cela détruit des emplois dans l’industrie mais en crée dans les services”.

Un argument approuvé par les statistiques de l’INSEE : l’industrie a détruit 61 000 emplois en 2006, beaucoup mois l’an dernier (37 000 emplois) mais la tendance est à la hausse cette année. “Les gains de productivité détruisent des emplois”, explique Etienne Debauche, Adjoint au chef département emploi de l’INSEE. “Il n’y a pas de corrélation entre la santé des entreprises et le niveau des embauches”.

Des pénuries catastrophiques dans la chaudronnerie ou la maintenance

Jean-pierre Sine, Secrétaire général de l’UIMM admet la tension générale mais propose une autre approche. “Il ne faut pas regarder les questions d’emploi secteur par secteur, mais par métiers, qu’ils soient scientifiques ou techniques”. Dans la chaudronnerie ou la maintenance le nombre d’embauche est de 100 000 par an.

Les grandes entreprises qui disposent d’équipes spéciales pour recruter ne sont plus épargnées par les difficultés d’embauche. Jusqu’à présent seules les petites entreprises éprouvaient des difficultés pour embaucher.

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